Anuario de Estudios Medievales, Vol 26, No 2 (1996)

Presencia trovadoresca en la Corona de Aragón


https://doi.org/10.3989/aem.1996.v26.i2.673

Isabel De Riquer
Universitat de Barcelona, España

Resumen


[fr]Les troubadours qui se sont réunis autour du roi Alphonse II d'Aragon ou ceux qui de loin, l'ont nommé dans leurs chansons, sont devenus les partisans de sa politique ultrapyrénéenne, ce qui n'a pas empêché que, dans d'autres occasions, ils se soient manifestés avec sévérité contre certaines attitudes du monarque. Ils ont agi, donc, comme chroniqueurs des événements historiques et ménagers de leur temps, au moyen de poèmes d'une haute exigence artistique.

Après l'âge d'or de l'activité des troubadours, qui coïncide avec le règne du roi Alphonse, son petit-fils Jacques I est mentionné, dès sa propre cour ou dès l'autre côté des Pyrénées, par plus d'une vingtaine de troubadours et jongleurs, entre 1213 —à peu près— et 1276, année du décès du roi. Les affaires intérieures de son royaume, ses rapports avec la cour castillane, sa passivité devant l'invasion de Provence par la maison de France, le projet de Croisade de l'année 1269 et sa mort, sont des événements qui peuvent être suivis au détail à travers les sirventes.

Aussi dans certaines chansons les troubadours d'office de cette deuxième moitié du XIIIᵉ siècle ne cachent ni ne dissimulent pas l'insécurité qu'ils éprouvent par rapport à son métier, en faisant des allusions à de continuelles rivalités qui montent leur souci pour le maintien de leur moyen de vie. Paulet de Marselha, Guiraut Riquier et Cerveri de Girona, parmi d'autres, se plaignent de ne pas être accueillis dans les cours que de façon provisionnelle, de dépendre toujours de la générosité et de l'humeur des princes, d'avoir le besoin de réclamer au lieu d'être recherchés, et, peut être, d'apparaître dans les livres de comptes de la chancellerie royale, et d'être rémunérés, comme "juglar Paulet" ou comme "G. de Cervaria, ioculatori" ou "mimmo", au lieu d'être nommés troubadours, métier qui avait été si soigneusement décrit par Alphonse X le Sage. Il porrait y avoir aussi une autre raison pour laquelle ils éprouvent de l'ennui de se voir en rapport avec la jonglerie. Dans cette même époque des écrivains moralistes comme Thomas de Cabham ou Ramon Llull lancent des critiques si dures et directes contre les jongleurs et leurs compositions, qu'il paraît qu'ils fassent des allusions à des sirventes de troubadours comme Bertrán de Born, Guillem de Berguedà, Cerveri de Girona ou d'autres parmi ceux qui sont récueillis dans cet article.

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